C
2022 • Tendue
Nîmes, Uzès et Alès
Dernières données disponibles : 31/12/2022 ❌
En bref
Plus de trois ans de dépenses mises de côté, et des comptes pourtant dans le rouge deux années de suite : c’est la tension qui caractérise le diocèse de Nîmes, Uzès et Alès, noté C en 2021 comme en 2022, ce qui le place dans le dernier quart des diocèses observés. Ses réserves, parmi les plus élevées du panel, lui donnent une marge de manœuvre considérable en cas de baisse des ressources. Mais elles n’empêchent pas les dépenses de dépasser régulièrement les recettes, et elles ont légèrement reculé d’un exercice à l’autre.
L’exercice 2022 marque tout de même une amélioration : les ressources ont progressé plus vite que les charges, et le déficit s’est réduit de près d’un tiers, passant sous les 800 000 euros. L’équilibre reste toutefois éloigné, d’autant que les ressources régulières, hors legs, ne couvrent que deux tiers environ des dépenses, une proportion en recul. S’y ajoute un endettement élevé, stable sur la période, que les liquidités du diocèse ne couvrent qu’une fois et demie. Ces comptes de 2022 sont les derniers publiés par le diocèse : la situation a pu évoluer depuis.
A noter : ce diocèse a dépensé plus qu’il n’a reçu sur son dernier exercice publié. Quelle que soit la solidité du reste de ses comptes, notre barème limite alors sa note : accumuler des réserves ne compense pas un déséquilibre durable entre les recettes et les dépenses. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la méthodologie.
Sa note dans la durée
Peut-il faire face à un coup dur ?
Ces indicateurs mesurent la robustesse financière du diocèse face à un choc : baisse des dons, dépense imprévue, crise.
Matelas de sécurité
Avec 39,4 mois de réserves, le diocèse peut traverser sereinement une longue période de crise.
Part de l'immobilier
Une part élevée signifie que la richesse du diocèse est surtout constituée de biens, et non d'argent immédiatement disponible.
Indépendance financière
63,7% du patrimoine est libre de dettes : une autonomie fragile qui mérite attention.
Autonomie hors legs
Sans les legs et donations, le diocèse ne couvrirait que 65,6% de ses dépenses.
Comment vit-il financièrement ?
Ces indicateurs décrivent la structure des revenus et la solidité du modèle économique au quotidien.
Total des revenus
Diversité des revenus
Les revenus proviennent de 2 sources principales : une diversification très limitée.
Équilibre budgétaire
Pour 100 € encaissés, le diocèse en dépense plus qu'il n'en reçoit : l'équilibre est très fragile.
Dépendance aux legs
Les legs ne représentent que 5,5% des ressources : le diocèse ne compte pas dessus pour s'équilibrer.
Comment gère-t-il ses dettes ?
Ces indicateurs mesurent la capacité du diocèse à faire face à ses engagements financiers et à mobiliser ses liquidités.
Montant des dettes
Coussin de dette
La trésorerie représente 1,5 fois les dettes : une marge de sécurité limitée.
Niveau d'endettement
Avec 32,2% de dettes, le diocèse est fortement endetté : c'est un signal d'alarme.
Liquidité du bilan
49,7% du bilan est facilement mobilisable : une bonne capacité à répondre aux imprévus.
Pour 2022
Données issues des comptes annuels 2022 de l'association diocésaine.
Total des revenus
Total des depenses
Résultats de l'année
% dons dans les revenus
% personnel dans les charges
Aides versées
Trésorerie
Disponible immédiatement
Placements
Obligations, fonds, titres
Autonomie élargie
En incluant les fonds fléchés
Répartition des revenus
Répartition des dépenses
Evolution des revenus
Evolution des dépenses
Son patrimoine en un coup d'œil
Ces données décrivent la structure du patrimoine.
Immobilier
32,1 % du patrimoine total
Epargne disponible
Trésorerie et placements financiers disponibles.
Revenus du patrimoine
Part des revenus provenant des loyers et placements financiers.
A propos du diocèse de Nîmes, Uzès et Alès
Quelques informations administratives.
À la tête du diocèse
Nommé à Nîmes, Uzès et Alès par le pape François, en 2021
Signaler un problème pour ce diocèse